Le FMI demande au Qatar de développer son secteur privé

Chaque année le FMI examine les comptes du Qatar et donne ses recommandations. Les qatariens n’ont pas assez pris conscience qu’ils doivent s’engager dans le secteur privé personnellement et maîtriser le secteur immobilier. Un rapport qui souligne la prise en compte des « conseils antérieurs du FMI ».

 

La baisse du cours pétrole aura un impact sur les comptes du Qatar

Le Qatar devra s’habituer à vivre avec un pétrole pas cher, ceci devrait avoir un impact sur son solde budgétaire mais surtout doit conduire le Qatar à accélérer la diversification de son économie. Le budget du Qatar est encore en 2015 trop dépendant des hydrocarbures et le changement de son économie ne tient pas assez compte des nouvelles réalités. Un des tableaux dans le rapport émis par le FMI, fait froid dans le dos. Il s’agit  du peu d’engagement des qatariens dans le secteur privé qu’ils confient pour l’essentiel aux expatriés.

La croissance qui restera élevée cette année devrait commencer à baisser dès 2016 et mettre en difficulté l’équilibre budgétaire. Le programme d’investissement en cours est essentiel pour le développement économique, mais comporte un risque de surchauffe de l’économie à court terme, tout en créant une surcapacité sur le moyen terme précise le FMI. Parmi les recommandations à souligner celle concernant le secteur immobilier est la plus urgente. Le FMI préconise d’augmenter les frais des transactions immobilières pour dissuader spéculateurs et accroître encore l’offre de terrains. Concernant le secteur bancaire le FMI souligne sa solidité mais demande au Qatar de surveiller l’octroi de crédit.

Globalement le gouvernement qatarien est sur la bonne voie pour maîtriser son économie mais doit accélérer le rythme des changements le conduisant à une plus grande transparence, ainsi que de s’intéresser aux goulots d’étranglements de son économie en particulier à la mobilité interne des expatriés. L’époque où le Qatar pouvait se permettre un énorme déficit budgétaire est révolue. Comme l’indiquait l’émir Tamim devant la Shura à fin 2014, avec ou sans augmentation des cours du pétrole que le règne de la rigueur vienne.