Land Matrix surveille les achats de terres agricoles dans le monde

Petits producteurs Marocains

Un organisme indépendant suit les achats de terres agricoles dans le monde. Les pays du Golfe sont après les USA parmi les premiers acheteurs mais beaucoup de projets ne vont pas jusqu’au bout. Le Qatar rattrape le retard pris mais essaie aussi de trouver d’autres solutions que l’achat de terres.

Investir sans tomber dans le néocolonialisme

Un peu partout dans le monde des terres agricoles sont disponibles à la vente. Dans certains pays notamment dans le Golfe Arabique la sécurité alimentaire devient un enjeu majeur pour leurs populations. Voici quelques années que l’on entend parler d’achats de terres agricoles, des chiffres assez fantaisistes circulent, un organisme indépendant essaie d’y voir clair. L’Afrique est le continent le plus convoité comme en Tanzanie, Soudan, Mozambique, Mali, … ou en Asie ou en Europe de l’Est.

Un récent article de RFI indique qu’il s’agit de 33 millions d’hectares qui ont changé de propriétaire et non 83 ou même 203 millions pour certains journaux. Pour cela RFI fait référence à Land Matrix organisme chargé de vérifier et suivre ces projets d’achats de terres agricoles. Le trio de têtes qui accapare ces terres agricoles sont les Etats Unis, les pays du Golfe, la Malaisie.

Michael Taylor, un responsable de la Coalition internationale pour l’accès à la terre s’exprimait dans un média IPS  “Certains investisseurs ne pratiquent pas en réalité l’agriculture et sont seulement intéressés par la spéculation foncière”. “Il existe un grand nombre d’achats de terres en cours qui ne sont pas reflétés dans Land Matrix”, a-t-il indiqué.

Le danger d’un néocolonialisme est réel mais pour autant il ne faut pas faire fuir les investisseurs. La corruption est aussi l’autre danger car les masses d’argent en jeu sont colossales tentant  plus d’un dirigeant qui a des terres disponibles. Cela peut être un enjeu politique comme aujourd’hui en Ukraine ou un  fonds d’investissements américain possède des terres agricoles. La solution réside sans doute dans une collaboration entre le pays investisseur et le pays ayant des terres disponibles. Ce qui se passe au Maroc avec le Qatar est à observer car ils pourraient être à l’initiative d’une nouvelle vision sur l’exploitation des terres agricoles qui ne passe pas forcément par l’achat.