Tendances récentes de l’émigration depuis la France

Document issu d’une étude parue dans Trésor Eco, janvier 2021, produit par Marie-Apolline BARBARA, Jean-Christophe DUMONT (OCDE), Gilles SPIELVOGEL (OCDE), titre « De la France vers le monde : que révèle l’augmentation de l’émigration française ? « 

Les taux d’émigration observés pour la France parmi les plus faibles de l’OCDE

Selon les statistiques de l’OCDE publiées chaque année dans les Perspectives des migrations internationales, 109 000 Français ont émigré vers les autres pays membres de l’OCDE en 2018. Depuis 2014, ce chiffre oscille entre 100 000 et 120 000 départs par an, un niveau bien supérieur aux chiffres observés au milieu des années 2000 et antérieurement.

L’émigration française se fait pour 85 % vers d’autres pays de l’OCDE, les États-Unis, l’Espagne, la Belgique et le Royaume-Uni concentrant en effet près de la moitié de ces expatriés.

Les tranches d’âge actif sont par ailleurs surreprésentées parmi les émigrés français, au détriment des couches plus jeunes et plus âgées de la population. Certains pays de destination se distinguent cependant par une plus forte présence de jeunes immigrés, comme l’Irlande, qui comptait 21 % d’expatriés français âgés de 15 à 24 ans en 2015-2016, ou le Royaume-Uni (19 %). À cet égard, bien que le phénomène reste relativement faible en comparaison internationale, la mobilité des étudiants français a progressé sur la période récente, essentiellement au profit de destinations géographiquement et culturellement proches (Europe, pays francophones).

Les émigrés sont en moyenne plus éduqués que les natifs restés en France, et l’écart entre les niveaux d’éducation de ces deux populations s’est accentué au cours des quinze dernières années. Au total 6 % des personnes nées en France et diplômées du supérieur résidaient en 2015-2016 dans un autre pays de l’OCDE, contre 2 % pour les personnes les moins éduquées.

Parmi les émigrés nés en France, les diplômés du supérieur sont particulièrement surreprésentés dans quelques pays de résidence, notamment aux États-Unis, au Canada ou au Royaume-Uni. Dans l’ensemble cependant les taux d’émigration de ces Français qualifiés restent modestes, en particulier par rapport à certains pays européens comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou le Portugal. 

Pour lire l’étude complète, cliquez ici.

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