Les premiers enseignements du Forum international de Doha (1)

Il est toujours difficile lorsqu’on organise un Forum comme celui de Doha de prévoir l’actualité et de maîtriser sa communication. Le thème était  “Perspectives on Regional Peace, Stability and Development”. La tornade meurtrière en Oklahoma causant environ 25 morts est le type d’événement imprévisible qui fait que toute la presse américaine est focalisée sur cet événement, tout le monde peut le comprendre, au lieu de s’intéresser même un peu à ce Forum.

Un Forum pourquoi faire ?

Pour suivre le Forum via Twitter, je reste sur ma faim, ça communique mal. Je regrette que ne soient publiées que quelques interventions des participants et souvent même pas par écrit. Il faut fouiller le web,  les tweets appâtent mais n’étanchent pas la soif de savoir.  Sur le thème “Perspectives on Regional Peace, Stability and Development”. L’Emir ainsi que le premier ministre qui prennent la parole, ne souhaitent pas seulement la bienvenue mais espèrent lancer des vrais débats : les suites du printemps arabe, la crise financière, les libres échanges, la liberté d’opinion avec l’arrivée du numérique, les droits de l’homme, l’accès à l’éducation des enfants dans la région, le développement des PME socle indispensable d’un développement à long terme

Deux interventions françaises in et out le Forum ont attiré mon attention.

En premier lieu celle de François Fillon, je relève deux points qui me semblent importants dans son discours :

Concernant les transformations dans le monde arabe : le conflit syrien confirme aujourd’hui son potentiel déstabilisateur pour toute la région. Nous savons que des armes continuent à être livrées de part et d’autre. La tentation du régime de Bachar Al-Assad est d’exporter le conflit hors des frontières, et notamment dans ce pays ami de la France qu’est le Liban”.

Concernant le Qatar : “ Vous avez développé, ici au Qatar, un modèle exemplaire. En l’espace de quelques années, vous avez ancré votre choix du multilatéralisme. Vous comptez parmi ceux qui s’impliquent sur les grands enjeux globaux, la régulation financière internationale, le changement climatique ou encore l’aide au développement. Bien entendu, cela suscite quelques critiques. Mais la voie que vous avez choisie – celle de conserver votre identité tout en faisant le choix du dialogue des civilisations et du dialogue interreligieux – est la seule possible. Ce facteur religieux est essentiel à la compréhension de notre monde.”

La suite de ce reportage dans un prochain article “Les premiers enseignements du Forum international de Doha (2)”