En vingt ans 100 000 lits d’hospitalisation ont été supprimés en France

Le virage de l’ambulatoire n’avait pas anticipé une épidémie ni même une pandémie. Clamer la fin du tout hôpital comporte d’énorme risques.

Malgré une augmentation de la population

Au 1er janvier 2019, la France métropolitaine comptait 64 812 000 habitants, vingt ans plutôt elle était de 60 122 665.

Voici un extrait d’un article du Quotidien du médecin en date 17 octobre 2019 faisant le point sur les lits d’hospitalisation en France.

L’effet des restructurations des services et sites hospitaliers se traduit en 2018 par la fermeture de 4 172 lits hospitalisation complète (hôpitaux et cliniques), soit une baisse de 1 % de la capacité d’accueil (environ 400 000 lits).

Engagée dans le cadre du virage ambulatoire, cette concentration du parc hospitalier public et privé s’accompagne parallèlement de la création de 1 839 places d’hospitalisation partielle*, détaille une étude de la DREES (ministère de la Santé) publiée ce jeudi. 

En 2017, les établissements de santé étaient déjà passés sous la barre symbolique des 400 000 lits d’hospitalisation à temps complet, soit 69 000 lits de moins qu’en 2003 et même 100 000 lits supprimés en une vingtaine d’années ! Et en 2018, les 3 036 hôpitaux et cliniques disposent de 395 693 lits d’hospitalisation complète et de 77 000 places (à temps partiel). Cette diminution de la capacité de prise en charge avec nuitée en établissement confirme « le repli observé depuis plusieurs années, reflet de la volonté de supprimer des lits excédentaires et de réorganiser l’offre » de soins, note la DREES.

Lors du discours d’Agnès Buzyn – Visite de l’EHESP Rennes, le 4 janvier 2018, voici ce que la ministre déclarait : « Enfin, sortir du modèle du « tout-hôpital », cette spécificité française qui pèse à la fois sur la qualité des prises en charge et sur l’efficacité de notre système. Nous devons plutôt renforcer la place des soins de ville, pour mieux concilier proximité, qualité et pertinence des soins, en vue d’une seule personne : le patient.« 

Non seulement la ministre confirmait cette stratégie désastreuse en cas d’épidémie mais elle contribuait à son accélération.

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