La CFDT prise à partie pour son accompagnement de la loi sur les retraites

Laurent Berger secrétaire général de la CFDT dénonce l’intrusion au siège de son organisation d’une trentaine d’individus agressifs. Les propos de Laurent Escure, le secrétaire général de l’Unsa parlant de « manipulations des grévistes » ont été probablement mal vécus.

Dérapages à venir dans le conflit des retraites

Le gouvernement de Philippe, le premier ministre français, en jouant le pourrissement du conflit sur les retraites risque d’engendrer une situation insurrectionnelle en France.

La CFDT se trouve ainsi prise à partie par des individus grévistes ou pas qui lui reprochent son accompagnement de la loi sur les retraites.

Au-delà des tensions avec les militants d’autres syndicats, des insultes sur les réseaux sociaux. Jeudi matin des locaux ont été dégradés, à Caen.

Pire ce matin, Laurent Berger secrétaire général de la CFDT dénonce l’intrusion au siège de son organisation d’individus agressifs.

CFDT : des “dizaines d’individus” se sont introduit “violemment” au siège, ont “agressé verbalement et physiquement des salariés”, a déclaré le secrétaire général Laurent Berger, sur son compte Twitter.

Les manifestants qui se sont introduit au siège de la CFDT indique qu’ils n’ont pas agressé qui que ce soit.

Il est fort à craindre que dans les jours et semaines à venir, les salariés qui luttent depuis plus de 43 jours mais aussi d’autres individus que personne ne maîtrise s’en prennent aux locaux et aux responsables de la CFDT, CFTC et UNSA.

L’histoire du mouvement ouvrier montre que les grévistes vivent comme une trahison les prises de positions de la CFDT, CFTC et UNSA.

Les propos de Laurent Escure, le secrétaire général de l’Unsa, « la CGT, FO et Jean-Luc Mélenchon (LFI), ont manipulé les grévistes à la RATP et à la SNCF” en promettant un embrasement général qui ne s’est pas produit » contribuent à exacerber les passions et engendrent des dérapages dont on ne peut mesurer la gravité.

Pour Yves Veyrier de FO : Les désaccords les plus profonds doivent pouvoir s’exprimer dans le cadre du débat démocratique et républicain. La violence est toujours signe de faiblesse. Parce que nous voulons pouvoir nous exprimer librement sans subir d’agression, il doit en être ainsi pour tous @CfdtBerger

Pour Jean Claude Mailly ancien secrétaire général de FO : « Quelles que soient les positions, l’intrusion et l’agression dans les locaux syndicaux (la CFDT en l’occurrence) ne sont pas acceptables. Oui au débat, non à la violence ».