Doha affirme sa volonté de combattre le terrorisme

Le Qatar vient de condamner l’attentat qui a eu lieu en Egypte à Alexandrie montrant sa volonté de se débarrasser d’une image désastreuse en matière de terrorisme.

Doha a besoin de redorer son blason

Lorsque le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont mis en place un blocus partiel du Qatar tant économique que politique, ces pays ont invoqué l’implication de Doha en matière de financement du terrorisme international.
Si personne n’était dupe car ces pays n’étaient pas les mieux placés pour faire la leçon au Qatar, néanmoins l’insistance et les arguments avancés ont accentué une image du Qatar désastreuse en matière de terrorisme.
Le Qatar a fortement réagi en matière économique et a réussi à pallier au boycott du quartet mais la tâche est plus complexe quant aux affirmations de soutien au terrorisme. En effet, dans les premiers jours de la crise dans le Golfe, le président américain Donald Trump s’est positionné du côté des boycotteurs et a dénoncé à son tour l’implication du Qatar dans le financement du terrorisme.
Depuis le 5 juin 2017, Doha a donné des garanties aux américains en acceptant un contrôle poussé de son système financier afin de combattre tout financement inapproprié. En outre le Qatar vient de publier une liste de terroristes où on trouve des qataris mais aussi des personnes des pays qui le boycottent. Il n’est donc pas étonnant que les autorités qatariennes par la voix de leur ministre des affaires étrangères vienne clamer haut et fort qu’il condamnait l’attentat perpétré en Egypte, à Alexandrie, à quelques heures de la présidentielle qui devrait redonner le pouvoir au président sortant Al Sissi. Une façon aussi de se démarquer de toute violence qui pourrait être attribuée aux Frères musulmans proche de Doha et encore puissants en Egypte.
Doha a besoin de redorer son blason et ne manque pas une occasion de dénoncer avec vigueur tout acte de terrorisme dans le monde. Son message est-il crédible, est-il entendu ? Seul l’avenir nous le dira !

2 Comments

  1. Doha est contre le terrorisme mais comment peut on appeler le fait d’enfermer des innocents en prison après leur avoir pris leurs biens en les accusant de choses qu’ils n’ont pas fait ?
    Comment appelle t-on la confiscation de passeports pour obliger certains à rester ?
    Et les femmes emprisonnées parce qu’elles ont été violées,…?
    La violence que ressentent tous ces innocents, leurs vies foutues, leurs familles éclatées, ça fait l’effet d’une bombe et qui dit bombe dit barbares, terroristes,..
    Doha peut condamner les autres mais comme on dit, il faut d’abord balayer devant sa porte.
    Si Marongiu Jean Pierre, écrivain et entrepreneur français pouvait être libéré de prison de Doha, il pourrait en rajouter à ce que j’ai écrit.
    Le gouvernement français l’ignore, préfère l’abandonner depuis 5 ans, il ferait bien de faire le nettoyage également dans nos représentants français et je pourrais à nouveau être fière de la France !

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