Ayrault et l’affaire Marongiu

Les hommes devenus politiques, parfois, se croient demi-dieux et ainsi finissent par oublier leur humanisme.

World Policy Conference

Lorsque l’affaire Marongiu éclatât Jean Marc Ayrault était premier ministre, il est aujourd’hui ministre des affaires étrangères de la France, il vient d’être invité au Qatar où il sera entre autres l’invité d’honneur de la conférence internationale “World Policy Conference” qui se tient à Doha.

La World Policy Conference (WPC) est une organisation indépendante dont l’objectif est de contribuer à améliorer la gouvernance dans tous ses aspects afin de promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère, plus juste et respectueux de la diversité des États et des nations.

Une fois encore les hommes inventent des « organismes ou des forums » pour progresser dans la compréhension des systèmes et des hommes. Mais au-delà des mots, ce qui compte dans la gouvernance se sont les actes. Or, si on observe les actes de Jean Marc Ayrault, en ce qui concerne le traitement de l’affaire Jean Pierre Marongiu, cet entrepreneur français injustement prisonnier du Qatar, on peut considérer que M. Ayrault ne s’est pas porté au secours de notre concitoyen.

« Je me souviens de ce matin de février 2014, c’est sous une pluie battante que la délégation de la famille Marongiu est allée frapper à la porte de l’ambassade du Qatar. Isabelle Marongiu a pu rencontrer le secrétariat de l’ambassadeur pour remettre la lettre de grâce en arabe et en français. Maître MONNERET nouvellement nommé pour assurer la défense de Marongiu a participé tout le long de la journée aux différentes initiatives dont la remise d’une copie de la lettre au conseiller du premier ministre Jean Marc Ayrault. »

Jean Marc Ayrault n’a ni en tant que premier ministre porté secours à la famille Marongiu, ni depuis son retour en responsabilité, en tant que ministre des affaires étrangères. Les hommes politiques brassent du vent et ont des actes incompréhensibles. Les hommes devenus politiques, parfois, se croient demi-dieux et ainsi finissent par oublier leur humanisme.