Qatar une politique étrangère pour une nouvelle donne

Le corps diplomatique du Qatar se réunit au Sheraton Doha Hotel pour cadrer sa mission de par le monde en la présence de l’émir Tamim. L’image de cet hôtel est à l’exemple de la réunion, émettre vers l’extérieur pour mieux se faire accepter.

 

Forte activité diplomatique mondiale pour faire connaître la nouvelle image du Qatar

L’émir Tamim, le premier ministre Abdullah bin Nasser bin Khalifa Al Thani, le ministre des affaires étrangères Mohammed Al Attiyah ont rencontré au Sheraton Doha Hotel l’ensemble du corps diplomatique qatari afin d’accorder le message à faire passer au nom du Qatar. Cela a permis aussi de faire la connaissance de la nouvelle équipe ministérielle en charge du secteur, les affaires étrangères. Et de présenter les nouveaux ambassadeurs nommés récemment par l’émir Tamim.

Le point essentiel qui a été abordé et bien la nouvelle place politique du Qatar dans l’échiquier mondial et notamment dans les pays du Golfe et du Nord Afrique. Dans cette partie du monde, la prise en main par l’Arabie saoudite est évidente, le laisser faire par les américains l’est tout autant.

Si le Qatar arrive à garder une certaine neutralité il pourra dans un deuxième temps être un médiateur. Le gros problème reste toutefois le choix stratégique des frères musulmans. Sont-ils capable d’admettre une société plus ouverte ? Une réponse positive permet de penser que dans quelques temps les frères musulmans pourraient  revenir en politique en Egypte et sauver leur pouvoir en Tunisie. Une réponse négative engendrera un retour à la clandestinité et le début de violences que le Qatar ne pourra pas soutenir.

 

L’implantation d’Al Jazeera aux US important pour le Qatar

Mohamed-Abdullah-al Rumaihi ambassadeur aux USA  aura forte à faire entre les attaques des parlementaires américains concernant la Palestine et l’implantation d’Al Jazeera. Si Al Jazeera est un échec, cela confirmera ce que pense une grosse partie des américains du Qatar à savoir un pays pour le moins ambigu et trop solidaire des mouvances islamistes et pas si professionnel que ça.

Si Al Jazeera est une réussite et qu’elle rentre dans la vie des américains par un travail sobre, sérieux, parlant de l’Amérique et des américains. Si Tamim fait l’inverse de ce qu’il fait aujourd’hui et laisse Al Jazeera faire son travail de journalisme sans essayer de vendre « son wahhabisme », peut être alors que la notoriété d’Al Jazeera pourra retomber sur les dirigeants du Qatar. Pour l’instant,  nous n’en sommes pas là et tout le travail reste à faire.

La sécurité alimentaire l’embauche des personnels qualifiés

Sans être dans la salle mon petit doigt me dit que c’est un sujet qui a été abordé. La sécurité alimentaire des deux millions d’habitants du Qatar est une priorité sociale et économique. Cela a permis aussi à l’émir Tamim de cadrer cette affaire d’achats de terres agricoles à l’étranger qui ne doit être retournée contre le Qatar mais venir en complément des nombreuses stratégies pour arriver à l’autosuffisance.

Concernant l’embauche de personnels qualifiés, l’émir a du sans doute parler de ce sujet avec quelques ambassadeurs « recruteurs ». Les tensions deviennent palpables dans tous les domaines et compte tenu du million supplémentaire de travailleurs qu’il faudra dans les années à venir l’émir a du sensibiliser le corps diplomatique sur point qui s’il n’est pas traité sérieusement risque de conduire le Qatar dans une asphyxie économique et sociale.

En moins de deux mois, poussé par l’histoire l’émir Tamim doit partager avec l’ensemble des affaires étrangères la nouvelle donne et la nouvelle image du Qatar. Elle reste à parfaire, mais ce qui peut paraître comme  une difficulté doit être transformée en dynamique constructive d’une nouvelle image d’un Qatar moins engagé, plus neutre et plus attentif au sens de l’être humain où économique et social vont de paire.