Revue de presse agricole en Inde du 6 au 12 février 2021

Rédigé par Françoise MOREAU LALANNE, Moulshree DAGAR. Certificats non OGM requis à partir du 1er mars pour 24 cultures; 20% de l’Inde en forte vulnérabilité face au changement climatique; Renforcement des organisations de producteurs.

Publié le 18 février 2021

Certificats non OGM requis à partir du 1er mars pour 24 cultures

La Food Safety and Standards Authority of India (FSSAI) a publié une clarification sur son ordonnance concernant l’exigence de certificats sans OGM pour accompagner les lots de denrées alimentaires importées. Elle a déclaré que cette exigence sera applicable aux lots qui seront expédiés du pays exportateur le 1er mars 2021 ou après cette date.

En août 2020, la FSSAI avait dressé une liste de 24 produits agricoles pour lesquels un certificat « non génétiquement modifié » sera exigé pour l’importation en Inde à partir du 1er janvier 2021, reporté au 1er mars, soit pour : luzerne, pomme, colza (brassica rapa et napus), haricot, chicorée, niébé, aubergine, graines de lin, maïs, melon, papaye, ananas, prune, pomme de terre, riz, carthame, soja, courge, betterave à sucre, canne à sucre, poivron, tomate et blé.

 20% de l’Inde en forte vulnérabilité face au changement climatique

Une étude réalisée par le Conseil indien de la recherche agricole (ICAR) a révélé qu’environ 20 % des districts en Inde se trouvent dans une zone à très haut risque en termes de vulnérabilité de l’agriculture au changement climatique, et 35 % font partie de la catégorie à haut risque. Les températures pourraient augmenter de 1 à 1,3 degré Celsius dans 256 districts et de 1,3 à 1,6 degré dans 157 districts d’ici 2049 des 718 districts au total. L’étude indique également que les rendements du riz pluvial en Inde devraient diminuer légèrement, moins de 2,5 % en 2050 et 2080, tandis que les rendements du riz irrigué devraient diminuer de 7 % en 2050 et de 10 % en 2080. Le rendement du blé devrait diminuer de 6 à 25 % et celui du maïs de 18 à 23 % d’ici à 2100. Les changements climatiques devraient toutefois profiter au pois chiche, avec une augmentation de la productivité de 23 à 54 % d’ici à 2100.

 Renforcement des organisations de producteurs

Le gouvernement indien prévoit de dépenser 7 000 millions INR (80 millions EUR) pour la création de 2 500 nouvelles organisations de producteurs agricoles (OP) en 2021-22 (soit une augmentation de 30%). Cela permettrait à près de 60 000 agriculteurs supplémentaires de rejoindre une OP.  Selon les responsables gouvernementaux, les OP joueront un rôle clé dans la mise en œuvre réussie des nouvelles lois agricoles en rassemblant un grand nombre de petits agriculteurs et d’agriculteurs marginaux. Les lois agricoles controversées annoncées l’année dernière libéralisent le marché agricole et soutiennent l’agriculture contractuelle . Se pose la question de l’équilibre des forces entre les petits agriculteurs et les grandes entreprises.

La Banque nationale pour l’agriculture et le développement rural (NABARD), institution financière gouvernementale pour le développement agricole, a également souligné l’importance de former de nouvelles organisations de producteurs agricoles (OP) et de développer celles qui existent déjà afin de parvenir à une plus forte croissance de l’agriculture. La NABARD a soutenu financièrement 4 868 des 8 500 OP du pays, le reste étant soutenu par d’autres agences. Une étude menée par la banque a révélé que les agriculteurs ont déclaré recevoir un prix moyen plus élevé pour leurs produits après avoir adhéré à une OP, outre une augmentation de 13,35 % à 25 % de leurs revenus.

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