Qatar, tant que le boycott continuera il y aura problème sur le marché immobilier

Peut-on faire confiance aux autorités qatariennes sur le long terme en matière de réglementation ? Il faut une sacrée dose de naïveté pour espérer prospérer sur le marché qatari de l’immobilier car les fondations de ce pays reposent pour l’essentiel sur du sable.

Résorber l’excédent immobilier au Qatar en attirant les étrangers

Les étrangers peuvent acheter dans 25 zones, principalement dans et autour de Doha. On parle même que pour une habitation achetée, un visa serait offert. Le Qatar ne sait plus à quel saint se vouer pour équilibrer l’offre immobilière dans le pays.

Il faut se rappeler que depuis le 5 juin 2017, le Qatar subit un boycott par l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et dans une moindre mesure par l’Egypte.

Avant le boycott l’Arabie saoudite, le Bahreïn et les Emirats arabes unis représentaient une forte présence au Qatar car se sont des voisins avec une culture semblable.

Malheureusement, la politique étrangère des autorités qatariennes, plus particulièrement celle de l’émir Tamim bin Hamad al Thani avec son soutien sans faille aux Frères musulmans et à la Turquie, a accentué un différent de longue date avec les saoudiens et leurs alliés bahreïnis et émiratis.

Sans compter que le Qatar espérait beaucoup du secteur du tourisme qui souffre tant du boycott mais aussi désormais du Covid-19.

Ceci oblige, les éventuels investisseurs sur le marché immobilier qatari à réfléchit à deux fois avant d’engager leur argent.

En outre, la question se pose quant à faire confiance aux autorités qatariennes sur le long terme ? Que se passera- t- il une fois la Coupe du monde 2022 de football fini ? Lorsque ce pays aura un peu moins de projecteurs braqués sur lui ? Il est tout à fait possible qu’il modifie la réglementation sur la présence d’étrangers sur son sol.

Les choix hasardeux en matière de politique étrangère et pour le secteur du tourisme devraient durablement impacter défavorablement le marché de l’immobilier qatari qui certes reste intéressant financièrement mais qui n’est pas certain politiquement.

Ce ne sont pas les annonces touchant aux élections du Conseil consultatif qui devraient modifier l’organisation politique qatarienne qui repose sur un savant équilibre entre les principales tribus de pays.

Il faut une sacrée dose de naïveté pour espérer prospérer sur le marché qatari de l’immobilier car les fondations de ce pays reposent pour l’essentiel sur du sable.

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