Le Qatar, les étudiants syriens et la Sorbonne enquête acte 6

Dans quel contexte s’est déroulé l’arrivée des étudiants syriens réfugiés à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Un programme d’accueil pour les réfugiés et une aide du Qatar dédiée spécifiquement aux syriens.

En mars 2016, plus d’une centaine d’initiatives concernant des réfugiés ont été répertoriées dans toute l’Europe. L’idée était de “permettre aux universités d’échanger des informations sur les différentes pratiques, de disposer d’un outil d’influence auprès des décideurs politiques et, à terme, de permettre aux universités d’échanger sur les bonnes pratiques”, explique Michael Gaebel, le directeur du département de l’enseignement supérieur de l’EUA.

En France sept universités participaient dont Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Nanterre, Strasbourg mais aussi Poitiers. Cette dernière avait accueilli, en 2014, dix étudiants syriens et leur avait donné pendant un an des cours de français. Grâce à cela, quatre étudiants avaient pu commencer un cursus en médecine, et six avaient entamé des études en sciences.

L’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne à la rentrée 2015 avait décidé d’accueillir une centaine de réfugiés de toutes nationalités.

Informé de cette initiative et désireux de contribuer à cette action humanitaire, l’Émir de l’État du Qatar avait proposé au président de l’université, Philippe Boutry, de la soutenir. Sa participation financière contribuera principalement aux frais de vie et de logement d’étudiants réfugiés syriens.

Le président de l’université et le procureur général de l’État du Qatar avaient signé, lundi 14 septembre, un protocole d’accord précisant les conditions de ce partenariat à hauteur de 600.000 euros par an sur trois ans. 100.000 euros pour l’organisation du programme en FLE et à l’accompagnement des étudiants, 250.000 euros consacrés aux logements et aux assurances et 250.000 euros permettent de garantir des bourses et la Sécurité sociale aux bénéficiaires.

Le programme global bénéficie en outre d’une aide de la région Île-de-France, qui contribue avec une subvention de 14 000 euros et du MAE qui, via Campus France, propose 29 bourses destinées aux étudiants réfugiés.

« Nous accueillons des étudiants syriens pour leur offrir une formation en langue et une formation dans une des composantes de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en droit et science politique, économie et gestion, sciences humaines et arts », déclare Philippe Boutry, président de l’université, le 07/03/2016.

 Pour Ali Bin Fetais Al Marri, procureur général de l’État du Qatar, “cet accord vient dans des temps très difficiles pour les Syriens. Je remercie Paris 1 Panthéon-Sorbonne et ses équipes qui ont travaillé sur ce projet.”

Près d’un an plus tard, Georges Haddad, le nouveau président de Paris 1 Panthéon-Sorbonne rappelait dans l’éditorial du magazine N° 21 de l’université :

Cette ambition exige une parfaite exemplarité en interne, à tous les niveaux de la vie universitaire. C’est le second contrat que nous devons renforcer. Le bien-être au travail est une condition indispensable de la pleine participation de chacun. Tous les acteurs de l’université sont mobilisés pour améliorer l’accueil des étudiants et concourir à leur réussite.

Au moment du bilan de l’accord avec le Qatar pour ce qui concerne les réfugiés syriens on peut considérer que le résultat est pour le moins mitigé.

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