Le Qatar a une marge réduite pour accueillir de nouveaux expatriés

La population d’expatriés de 5 pays représentent au Qatar 70 % des résidents, une stabilité qu’il est difficile de bouleverser.

L’équilibre entre qatariens et expatriés est complexe

Le Qatar est un pays hors normes en matière de population. Les autochtones représentent désormais moins de 10 % de la population, sur les 2 597 453 habitants au 31-12-2016, ils sont au nombre de 255 000.  Les expatriés sont 2 342 453, on imagine mal ce nombre devenir bien plus important car le pourcentage des qatariens diminuerait encore.

Le vivre ensemble est complexe, les expatriés et les qatariens cohabitent, mais régulièrement des tensions se font sentir notamment envers l’importante population de célibataires expatriés. Sans doute une population totale de 2,5 millions serait le point d’équilibre supportable pour tous et en particulier les qataris.

L’équilibre des expatriés entre eux est difficile à bouleverser

La population d’expatriés de 5 pays représentent au Qatar 70 % des résidents. Les indiens sont au nombre de 630 000, les népalais 350 000, les philippins 260 000, les bengalis 215 000 et les égyptiens 178 000. A cela s’ajoute des expatriés de dizaines de nationalités.

Lorsque des responsables politiques, en visite au Qatar, demandent aux autorités qatariennes d’augmenter leur nombre de résidents, comme  les népalais récemment, l’équilibre pourrait être bouleversé. Si on peut imaginer une augmentation provisoire pour terminer les travaux liés aux infrastructures et à la Coupe du monde de football 2022, ceci ne va pas durer car dès le deuxième trimestre 2017 certains travaux seront terminés.

Les autorités qatariennes devraient être prudentes en ce qui concerne les nombreuses promesses qu’elles effectuent, car si la population globale augmente trop, les qataris  vont se sentit assiégés dans leur propre pays. Et si on touche aux grands pays fournisseurs de main d’œuvre mais aussi de stabilité dans le pays, on peut s’attendre à terme à des désordres.

Ce qui nous fait dire que les marges de manœuvres des autorités qatariennes sont limités.