Dans quelle galère s’est fourvoyée IOSH QATAR ?

How galley erred IOSH QATAR? L’Ong IOSH a ouvert les portes d’une délégation à Doha Qatar en octobre 2012. Elle doit s’occuper d’analyser les conditions de travail. IOSH  tient demain 24 avril  2013, une conférence qui est capitale pour le Qatar, notamment  pour ce qui concerne la Coupe du Monde de Foot 2022.

Un vent de révolte

Hier encore, nous faisions cas du joueur marocain Abdeslam Ouaddou  qui se joint à l’initiative de la Confédération Internationale  Syndicale pour condamner les conditions de vie au travail. Nous vous indiquons régulièrement les cas de Kafala, non respectés. Plusieurs journaux dans le monde entier dénoncent de nombreux cas qui touchent à la sécurité au travail. Il est certain comme l’explique Hussein Al Mulla, sous-secrétaire d’Etat au Travail « Il y a sept ou huit ans, nous n’avions aucune législation du travail, nous sommes conscients que ce droit doit s’améliorer, mais il nous faut du temps. » Or le temps est compté. Le ministère du travail ne reste pas les bras croisés, il a créé une ligne téléphonique pour que les employés puissent dénoncer les abus anonymement et a mis en place un système qui permet de régler les  litiges à l’amiable. Désormais, les patrons doivent déclarer les salariés et les rémunérations  au Ministère du Travail. Ce même ministère finalise les normes professionnelles en matière de santé et de sécurité, ainsi qu’une charte énonçant les droits des travailleurs. Andrew Gardner, un anthropologue à l’université de Puget Sound qui s’est penché sur le cas des travailleurs dans la région du Golfe, indique que l’ampleur du problème est phénoménale et le nombre d’étrangers augmente extrêmement rapidement. “Le véritable défi est l’application des textes et la transition vers une nouvelle culture du travail.”

Et les Qatariens qu’en pensent- ils ?

Un foyer Qatari emploie  en général trois personnes par ménage. Lorsqu’un institut de sondages les interroge, que pensent-t-ils ? Près de 90 % des Qataris ne souhaitent pas que le kafala soit assouplie, et 30 % des personnes interrogées ont même déclaré qu’elles souhaitaient un renforcement des droits de l’employeur. Voilà le contexte dans lequel agit IOSH Qatar !

Qu’est ce qu’on attend de cette conférence de demain ?

 Gerard Hand président de IOSH déclarait récemment : «Notre vision est un monde du travail plus sûr, sain et durable. Nous sommes passionnés par l’amélioration de la protection des travailleurs ici au Qatar et dans la région. Nous voulons faire bénéficier de notre expérience les travailleurs qui sont ici au Qatar afin qu’il y ait moins de blessures et de problèmes de santé ». IOSH  a  participé aux Jeux de Londres,  et lancé une étude pour mutualiser cette expérience et en faire bénéficier les pays qui organisent des manifestations sportives de taille mondiale. Yasser al-Jamal, directeur technique du comité Qatar 2022 est encore plus explicite «  La sécurité, la sûreté, la santé et la dignité de tous les travailleurs sont d’une importance primordiale pour le Comité Qatar 2022.  Nous comptons sur IOSH pour établir les normes professionnelles en matière de santé et de sécurité, ainsi qu’une charte énonçant les droits des travailleurs au Qatar ». Tout repose donc sur IOSH.

 Des actes sont attendus rapidement

La coopération nécessaire entre les autorités du Qatar et Iosh suffira- t- elle à produire rapidement non seulement des normes qui devront être traduites dans la loi, mais surtout des actes d’amélioration de la vie au travail du million de travailleurs « invités » actuels et de tous ceux qui vont venir dans les mois et années prochains. IOSH devra aussi faire des propositions pour mettre fin au sponsorship (Kafala) notion du droit du travail d’un autre temps. Il y va de la crédibilité des dirigeants Qatari et de celle de Iosh .